Informations préliminaires

L’ostéoporose est l’une des a!ections chroniques les plus fréquentes. Les os se dégradent et deviennent de plus en plus poreux et instables. Par conséquent, au moindre effort ou même sans raison apparente, des fractures peuvent survenir.

 

En Suisse, env. 400’000 personnes sont concernées. Les femmes sont plus souvent touchées que les hommes. Une femme sur deux et un homme sur cinq, âgés de plus de 50 ans, sont un jour touchés par une fracture dûe à l’ostéoporose.

L’ostéoporose touche le squelette entier. Les régions squelettiques les plus souvent concernées par les fractures sont la colonne vertébrale, l’avantbras et le fémur. Le grand nombre de cassures (fractures) du col du fémur, du bras et de la main qui se manifestent chez les personnes âgées dans le cadre d’une ostéoporose est particulièrement significatif.

Après une fracture du col du fémur, de nombreuses personnes nécessitent des soins de longue durée. L’ostéoporose et les fractures qui en résultent ne sont toutefois pas une fatalité. Chaque personne est capable, en adoptant une alimentation «saine pour les os» et en pratiquant une activité physique suffisante, de contrer une accélération de la dégradation osseuse.

Plusieurs possibilités de traitement efficaces existent, même après avoir déjà subi les premières fractures.

Cette guide informative vise à vous expliquer les causes du développement de l’ostéoporose, à vous familiariser avec les différentes formes de la maladie et à vous fournir les éléments de base d’un traitement e"cace.

Il est possible de soigner l’ostéoporose à tous les stades de la maladie, cependant il est plus facile de la prévenir. À cet effet, une activité physique suffisante à l’air libre et une ali mentation saine et équilibrée ont une importance considérable. De nombreux médicaments très efficaces sont également disponibles pour traiter l’ostéoporose dans son ensemble et permettent aux patients de conserver ou de retrouver une bonne qualité de vie.

Notre squelette: soutien et protection

Avec plus de 220 os, le squelette humain donne au corps forme et maintien, protection et stabilité. La charge principale du poids corporel est supportée par la colonne vertébrale et les os du fémur.

Tous les os se caractérisent par le fait qu’ils sont capables, en raison de leur structure particulière, de supporter une grande force de traction et/ou de pression.

Les os sont recouverts par une gaine, le périoste, qui contient aussi bien des nerfs que des vaisseaux sanguins. La gaine de l’os est constituée de tissus osseux denses.

L’intérieur de l’os est appelé tissu spongieux. Ce tissu est composé d’un réseau de fines lamelles osseuses. Le tissu spongieux est arrangé de façon à obtenir un maximum de solidité avec un minimum de matériel.

À l’intérieur de l’os, dans la cavité médullaire, se trouve la moelle osseuse. C’est ici, entre autres, que sont formées les cellules sanguines.

L’os se compose principalement de tissu conjonctif, qui assure l’élasticité nécessaire. Quant à la stabilité, elle est obtenue grâce au stockage de substances minérales telles que le phosphate et les sels de calcium. Cette minéralisation rend les os durs et résistants.

Le calcium joue un rôle important dans la minéralisation. Chez un homme adulte, le calcium stocké dans les os contribue à 1–1.5kg du poids corporel total.

L’os est un tissu métaboliquement très actif qui subit une reconstruction et une dégradation constantes. Cette activité se manifeste particulièrement durant la phase de croissance de l’enfant, lorsque l’os gagne en longueur.

Avec le début de la puberté, les hormones sexuelles, à savoir les oestrogènes et la testostérone, ont un rôle déterminant dans le développement de l’os. Durant cette période, les os augmentent principalement en densité.

À l’âge adulte, le squelette se modifie en fonction des stimuli extérieurs de pression et d’extension produits par l’activité physique, mais aussi par la force de gravité.

À partir de l’âge de 40 ans, la densité osseuse diminue continuellement selon un processus naturel. La perte de substance due à l’âge se monte jusqu’à 1% par an. Avec le début de la ménopause, la dégradation peut s’accélérer chez la femme, entraînant une diminution plus importante de la masse osseuse.

La masse osseuse maximale est atteinte à la fin de la deuxième décennie chez la femme et quelques années plus tard chez l’homme. S’ensuit une phase de stabilité de dix à vingt ans, appelée phase en plateau, durant laquelle la masse osseuse reste constante.

Néanmoins, même durant cette phase, l’os n’est pas inactif. La structure osseuse est constamment transformée. En l’espace d’environ 8 ans, la substance fondamentale de l’os est entièrement remplacée. Le tissu osseux est donc en renouvellement constant, sans perte de fonction ni de stabilité, et l’os peut ainsi s’adapter aux différentes situations de stress qui lui sont imposées, développer une stabilité optimale et réparer les lésions éventuelles.

Des cellules spécifiques sont responsables de la formation et de la résorption de la substance osseuse: les ostéoclastes dégradent la substance osseuse, tandis que les ostéoblastes la reconstruisent.

Cette alternance entre cellules constructrices et destructrices maintient l’os stable durant toute la vie. Les petites fissures et les signes d’usure peuvent ainsi être réparées. Après 120 jours, le tissu est complètement renouvelé.

L’équilibre entre ces cellules est régulé non seulement par des hormones propres à l’organisme, à savoir les oestrogènes et la testostérone, mais également par la vitamine D et d’autres facteurs.

Un apport suffisant et équilibré en substances constructrices de l’os, telles que le calcium, le phosphate et les protéines, ainsi qu’un apport en vitamine D sont des éléments essentiels d’une alimentation favorisant la santé des os. Étant donné que le corps est capable de synthétiser luimême la vitamine D dans la peau sous l’effet de la lumière, il est capital de passer, à tout âge, beaucoup de temps à l’air libre.

La restauration rapide à base de viande et certaines boissons gazeuses contiennent de grosses quantités de phosphate. Une absorption excessive de phosphate réduit le stockage du calcium dans les os, voire l’élimine complètement. C’est pourquoi le phosphate absorbé de manière excessive est aussi désigné «voleur de calcium».

L’ostéoporose, de quoi s’agit-il?

Traduit littéralement, l’ostéoporose signifie «os poreux». L’ostéoporose se caractérise par une fragilité exagérée de l’os, audessus de la normale, qui est causée par une diminution de la masse osseuse et une destruction de la structure osseuse.

Typiquement, les fractures dues à l’ostéoporose se produisent souvent sous l’influence de facteurs extérieurs ou de stress mécanique qui n’entraînent d’ordinaire pas de fractures. Il peut s’agir par exemple d’une fracture des vertèbres après avoir soulevé une charge légère ou d’une fracture des côtes provoquée par une forte toux.

La perte de masse osseuse provoque un tassement des corps vertébraux et le développement des caractéristiques typiques de l’ostéoporose telles que perte de taille, relâchement des muscles abdominaux et dos voûté («bosse de sorcière»).

L’ostéoporose est une maladie des os. Elle consiste en une diminution du tissu osseux qui, à son tour, conduit à une réduction de la capacité de résistance des os. C’est alors que surviennent plus fréquemment fractures et déformations osseuses. Ces dernières sont surtout observées au niveau des vertèbres.

Les altérations de la colonne vertébrale causées par l’ostéoporose s’accompagnent en règle générale de douleurs dorsales plus ou moins prononcées.

Les vertèbres, le col du fémur et le poignet sont particulièrement sensibles aux fractures. Une grande partie des fractures (environ 40%) passe dans un premier temps inaperçue, et c’est seulement à long terme que ces fractures «silencieuses» provoquent des douleurs et réduisent la mobilité.

Une conséquence tardive visible dans la zone des vertèbres thoraciques est par exemple la «bosse de sorcière». Elle résulte du tassement de plusieurs vertèbres thoraciques abîmées qui ne sont plus en mesure de soutenir la charge exercée.

Les causes du développement de l’ostéoporose sont multiples. Déjà à partir de l’âge de 40 ans, les os perdent en substance. Mais des prédispositions héréditaires, des changements hormonaux, des troubles du métabolisme, la prise de médicaments (p. ex. la cortisone) et une mauvaise alimentation sont tout autant de facteurs de risque.

Dans le cas d’une ostéoporose, un simple choc peut suffire pour qu’un os poreux se casse. La toux peut causer une fracture des côtes et une chute provoquer une fracture du col du fémur.

Comment se développe l’ostéoporose?

Les os subissent un renouvellement continuel. À partir de 40 ans environ, les processus de résorption et de formation ne sont cependant plus en équilibre. Année après année, la substance osseuse est davantage détruite que reconstruite. Dans une certaine mesure, il s’agit d’un processus normal du vieillissement.

Dans l’ostéoporose, la régulation des processus de résorption et de formation de l’os est perturbée. La perte de substance osseuse est bien plus supérieure à la normale. Cela peut par exemple résulter d’u processus normal du vieillissement associé à un pic de masse osseuse faible à l’adolescence et à une durée de vie plus longue.

La trame de l’os devient distendue et la structure osseuse change. Au cours de la minéralisation, la fixation du calcium est réduite. Ainsi, la stabilité de l’os diminue continuellement et le risque de fracture osseuse augmente.

Protection par les oestrogènes et la testostérone

L’absence des règles chez la femme (ménopause) s’accompagne de changements corporels considérables. Sans la protection des oestrogènes, la résorption osseuse est accélérée. Dans les 5 à 10 années après la ménopause, les femmes perdent entre 2% et 5% de leur masse osseuse. Chez certaines femmes, cette perte peut même aller jusqu’à 30%. L’ostéoporose constitue donc un risque sanitaire majeur pour la femme dans la période suivant la ménopause.

Les femmes qui ont eu leurs règles tardivement ou des absences de règles fréquentes sur une longue période sont considérées comme un groupe à risque, tout comme les femmes dont les règles se sont arrêtées avant 43 ans (ménopause précoce).

Une situation similaire se présente lorsque, à la suite de l’ablation des ovaires, la production d’oestrogènes est interrompue.

Outre les facteurs de risque que l’on ne peut pas influencer, il en existe d’autres sur lesquels le patient peut agir: l’alimentation, l’exercice physique, la consommation d’alcool et de nicotine, le contrôle des maladies du métabolisme comme le diabète sucré, mais aussi un traitement au long cours par des glucocorticostéroides.

Les hommes sont protégés par leur hormone sexuelle, la testostérone. Contrairement à l’oestrogène, l’hormone sexuelle féminine, la testostérone est encore synthétisée à un âge avancé, ce qui procure une certaine protection  contre l’ostéoporose. La production hormonale diminue très lentement chez l’homme à partir de 40 ans. De plus, les hommes bénéficient d’un avantage par rapport aux femmes en raison de leur pic de masse osseuse plus élevé, car une masse squelettique plus importante permet de faire face beaucoup plus longtemps à la destruction osseuse. C’est pourquoi l’ostéoporose ne survient la plupart du temps que très tardivement chez les hommes.

L’ostéoporose – formes et causes

Les femmes sont particulièrement à risque de souffrir d’ostéoporose. Leur ossature est en général plus délicate que celle des hommes.

Dans les années suivant le début de la ménopause, une carence en oestrogènes et, avec l’âge, un manque de calcium et de vitamine D sont responsables de la survenue des signes cliniques de l’ostéoporose.

L’hormone féminine oestrogène influe sur les cellules osseuses qui détruisent la substance osseuse et permet ainsi de ralentir la perte de substance osseuse.

Cette forme de la maladie est par conséquent appelée ostéoporose «postménopausique».

Typiquement, dans cette forme d’ostéoporose, les fractures vertébrales prédominent. Relativement à l’âge, elles surviennent beaucoup plus tôt que dans l’ostéoporose sénile. Dans cette seconde forme, le type de fracture le plus fréquent est la fracture du col du fémur. Néanmoins, les fractures vertébrales ne sont pas rares non plus.

Les hommes aussi sont concernés

L’ostéoporose touche également les hommes d’un certain âge. Un manque croissant de calcium et de vitamine D associé à un âge avancé est mis en avant.

Les personnes âgées mangent en général moins que les jeunes, et de ce fait l’apport en vitamine D et en calcium par la nourriture n’est plus assuré.

En outre, leur mobilité physique souvent limitée fait qu’elles ne passent plus beaucoup de temps à l’extérieur. Ceci et la capacité diminuée à synthétiser la vitamine D dans la peau (dûe à l’âge), entraîne souvent une carence en vitamine D.

Ces deux aspects sont à l’origine d’un bilan calcique négatif. Le corps compense un manque de calcium en sécrétant une plus grande quantité de parathormone et mobilise ainsi le calcium à partir des os. La masse osseuse diminue donc de manière accélérée et les os se fragilisent, d’où une augmentation du risque de fracture osseuse.

Les symptômes de l’ostéoporose

Des signes cliniques typiques font défaut

L’ostéoporose évolue longtemps sans symptômes. En règle générale, la perte de substance osseuse se répercute très tôt déjà sur la colonne vertébrale. Les premiers signes d’une ostéoporose peuvent ainsi être des douleurs dorsales.

Les fractures vertébrales peuvent être accompagnées de douleurs localisées aigues, en partie d’intensité très forte. Les déformations et le tassement des vertèbres, de progression lente et constante, entraînent une diminution de la taille de la colonne vertébrale et un relâchement du système ligamentaire et de soutien. À mesure que la distance entre les vertèbres se réduit, les ligaments de la colonne vertébrale se relâchent.

Pour tenter de compenser l’instabilité croissante qui en résulte, le corps tend à augmenter l’activité de soutien de la musculature dorsale. Cette surcharge donne souvent lieu à des contractures et à des raideurs musculaires qui peuvent être très douloureuses. Ces douleurs sont plutôt sourdes et difficilement localisables. C’est pourquoi, en cas de douleurs dorsales chroniques chez les personnes âgées, il faut toujours considérer l’ostéoporose comme une cause possible.

La posture corporelle change

Au cours de l’évolution d’une ostéoporose sévère, il n’est pas rare que la posture corporelle change. Les déformations de la colonne vertébrale causent l’apparition d’un «dos rond». La colonne thoracique se cambre exagérément vers l’arrière, la colonne lombaire vers l’avant. Si la maladie évolue de façon particulièrement défavorable, elle peut donner lieu à une «bosse de sorcière».

Les tassements et les déformations des vertèbres, et la déviation consécutive de la colonne vertébrale, résultent en une réduction de la taille du torse qui donne l’impression que les bras sont trop longs. La peau du dos pend en plis flasques, de biais. On parle de «phénomène du sapin».

Le cou et la tête sont souvent étirés vers l’avant, comme par crainte. Afin de maintenir l’équilibre, les articulations des genoux sont pliées de manière excessive en position debout. Les modifications de la structure osseuse et les mauvaises postures corporelles font travailler certains muscles plus que d’autres et provoquent ainsi de mauvaises tensions sur les muscles. S’ensuivent des contractures et des raideurs douloureuses qui, du fait de l’évitement des certaines positions pour contrer la douleur, peuvent contribuer à leur tour à d’autres troubles de la posture.

Les modifications de la posture corporelle et les déformations au niveau de la colonne thoracique peuvent aussi rendre la respiration plus difficile.

Diagnostic de l’ostéoporose

Les examens diagnostiques visent d’une part à détecter la présence d’une ostéoporose déjà existante et, d’autre part, à évaluer le risque de souffrir d’une ostéoporose alors qu’aucune fracture osseuse n’est encore survenue. Ces examens permettent également de déceler d’autres maladies ayant une influence négative sur le système osseux.

Après une série d’examens, le médecin sera en mesure d’établir si vous sou!rez ou non d’ostéoporose.

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Prévention

Une alimentation saine procurant suffisamment de calcium et une activité physique aussi fréquente que possible, que ce soit à un jeune âge ou à un âge avancé, revêtent une importance considérable pour que les os restent en bonne santé durant toute la vie.

Des études ont montré que l’exercice physique pratiqué par les femmes durant la ménopause et les années qui suivent a un e!et positif sur la densité osseuse. L’exercice physique a pour but d’améliorer la force musculaire et, de par la charge mécanique imposée, favorise la reconstruction osseuse et en empêche la destruction.

Les activités physiques raisonnables sont la gymnastique visant à augmenter la force musculaire et, selon la résistance individuelle, la musculation dosée et ciblée au moyen de machines.

Même un programme de gymnastique douce permet à des personnes âgées d’obtenir des effets positifs sur la masse osseuse. Ce qui compte, c’est de faire de l’exercice régulièrement et à long terme.

Les exercices moteurs e!ectués sous la surveillance d’un thérapeute du sport ou d’un physiothérapeute, par exemple dans les groupes d’entraide, sont particulièrement bien adaptés.

Possibilités thérapeutiques

L’ostéoporose se laisse plus facilement prévenir que guérir. Un traitement médicamenteux peut non seulement compenser une perte de la masse osseuse, mais aussi, en associant différentes options thérapeutiques, influer positivement sur l’évolution de la maladie, pouvant même conduire à une augmentation de la masse osseuse.

L’ostéoporose peut être traitée à tous les stades de la maladie.

Pour un traitement efficace de l’ostéoporose, les mesures suivantes sont nécessaires:

1. Calcium et vitamine D

Aussi bien le calcium que la vitamine D sont des composants de base indispensables à tout traitement de l’ostéoporose. C’est pourquoi les patients atteints d’ostéoporose doivent s’assurer d’un apport journalier suffisant de ces deux substances. L’apport journalier de calcium devrait être de 1000 mg par jour et ceci de préférence avec une alimentation riche en calcium, et celui de la vitamine D de min. 800 unités internationales (UI). Des recommandations différentes peuvent prévaloir pour les patients souffrant de calculs rénaux.

L’eau minérale (riche en calcium à partir de 400 mg/l) et le lait ou les produits laitiers (yaourt, fromage à pâte dure) ont un contenu particulièrement élevé en calcium.

Le corps peut produire luimême de la vitamine D quand on passe quotidiennement du temps à l’extérieur (lumière UV). En comparaison avec de jeunes personnes cependant, la production de vitamine D propre à la peau ralentit avec l’âge. Comme il n’est souvent pas possible d’assurer un apport suffisamment important en vitamine D par la nourriture, il est souvent nécessaire d’administrer la vitamine D.

Étant donné que la coordination de la contraction muscu laire est l’une des fonctions de la vitamine D, un apport supplémentaire permet aussi de diminuer le risque de chutes chez les personnes âgées, comme l’ont montré des études cliniques.

2. Activité physique

Le mouvement et l’activité physique, comme la musculation et les exercices de coordination, sont importants pour maintenir un métabolisme osseux sain. De plus, ils améliorent l’irrigation sanguine, le sens de l’équilibre et la faculté de réaction.

Outre les exercices de musculation, il est recommandé de monter les escaliers et de pratiquer la marche, la natation et d’autres types d’activité physique.

3. Traitement de la douleur

Le traitement de l’ostéoporose prend du temps. Selon le degré de gravité de la maladie, il peut durer plusieurs années.

Indépendamment du choix de médicaments destinés à traiter l’ostéoporose, si la maladie s’accompagne de douleurs, cellesci doivent être correctement  traitées.

La kinésithérapie peut aussi calmer les douleurs.

4. Prévention des chutes

Il est nécessaire d’éliminer tout obstacle pouvant faire trébucher ou être à l’origine d’une chute au domicile des patients atteints d’ostéoporose: seuils de porte, câbles électriques, tapis glissants, etc. Pour les personnes qui ont fortement tendance à chuter, le port d’un protecteur de hanches permet de prévenir une fracture grave. La salle de bain est particulièrement dangereuse avec la douche, la baignoire et les toilettes. Un bon éclairage, des tapis antidérapants et des poignées de soutien peuvent s’avérer utiles.

5. Médicaments stabilisateurs des os

a) Les bisphosphonates constituent un groupe de médicaments qui favorisent la formation osseuse. Ils ont été mis au point à des fins diagnostiques et thérapeutiques dans plusieurs maladies du métabolisme osseux et calcique. Aujourd’hui, ils font partie intégrante d’un traitement standard de l’ostéoporose.

Les bisphosphonates se prennent quelques années, sous forme de comprimés une fois par semaine ou une fois par mois. Les bisphosphonates peuvent aussi être administrés par injection tous les 3 mois ou par perfusion une fois par an.

b) Le raloxifène et le bazedoxifène sont des modulateurs sélectifs des récepteurs aux oestrogènes (SERM), mais sans être euxmêmes des hormones. Ils doivent être pris quotidiennement sous forme de comprimés. La durée du traitement varie d’un individu à l’autre et dépende du niveau de sévérité de l’ostéoporose. Le raloxifène et le bazedoxifène évitent que la perte osseuse entraînée par l’ostéoporose ne se poursuive et interviennent dans le métabolisme osseux par une action régulatrice.

c) Le tériparatide est un fragment de la parathormone qui provient de la parathyroïde. Il favorise la formation osseuse. Il est injecté tous les jours par voie souscutanée et administré pendant un maximum de 24 mois.

d) Le denosumab est un anticorps monoclonal (protéine). Il compromet l’action d’une autre protéine, réduit ainsi la perte osseuse et accroît la masse et la force osseuse. Le denosumab est administré tous les six mois sous forme d’injection souscutanée.

e) Les hormones sexuelles féminines (oestrogène/gestagène) sont utilisées pour traiter l’ostéoporose en cas de problèmes durant la ménopause. L’administration au long terme d’oestrogènes/gestagènes peut augmenter le risque de cancer du sein, d’infarctus cardiaque, d’attaque d’apoplexie, d’embolie ou de thrombose.

Le recours à une thérapie hormonale substitutive (THS) et sa durée doivent être évalués au cas par cas.

Que puis-je faire moi-même?

Si vous présentez des facteurs de risque importants de sou!rir d’ostéoporose, vous pouvez vousmême contribuer à prévenir la progression de la maladie ou du moins à la ralentir.

Bougez régulièrement. L’activité physique et la charge sur les os qui en résulte renforcent la formation osseuse.

Adoptez une alimentation riche en calcium. Buvez beaucoup de lait ou mangez beaucoup de produits laitiers et de légumes. Les légumes sont basiques et donc sains pour les os. Comme alternative aux produits laitiers, il y a les eaux minérales riches en calcium. Mais évitez un apport exagéré en calcium par une prise incontrôlée de produits à base de calcium en partant de l’idée que «plus il y en a, mieux c’est». Trop de calcium peut en effet entraver l’absorption par les intestins d’autres substances essentielles.

Assurezvous d’un apport suffisant en vitamine D pour votre organisme. Outre les oeufs, le lait et le beurre, les poissons de mer contiennent beaucoup de vitamine D. Étant donné que le corps peut luimême synthétiser la vitamine D sous l’influence des rayons UV, il est conseillé aux personnes âgées de prendre l’air tous les jours.

Évitez la consommation excessive d’aliments riches en phosphates tels que la viande, les saucisses, le fromage à pâte molle et les boissons gazeuses de type CocaCola. L’excès de phosphates est un «voleur de calcium». Le contenu en phosphates des aliments est identifiable par les dénominations E 338 à E 341 et E 450.

  • Ne buvez de l’alcool qu’en petites quantités.
  • Abstenezvous de fumer. Chez la femme, le tabagisme est un facteur de risque pour l’ostéoporose.
  • Évitez de soulever ou de porter des objets lourds.
  • Éliminez chez vous tous les obstacles pouvant être à l’origine d’une chute, comme les tapis glissants.
  • Portez des chaussures plates et antidérapantes.
  • Prévoyez un bon éclairage dans vos couloirs et vos escaliers. Allumez la lumière lorsque vous vous levez la nuit.
  • En cas de verglas sur les routes, ne quittez votre apparte ment qu’en cas d’urgence.
  • Faites contrôler régulièrement votre vue et veillez à une adaptation optimale de vos lunettes.

Recommandations

Calcium – la prise recommandée par jour

Osteoporose Table 2 FR.jpg

SOURCES (EN DATE D'OCTOBRE 2014) :

Base de données des valeurs nutritives V6.1, Office fédéral de la sécurité alimentaireet des affaires vétérinaires (OSAV), www.valeursnutritives.ch, consulté le 08.11.2019

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